La Porte du Retour

La Porte du Retour

Come è nato il cortometraggio ‘La Porte du Retour’

La Porte du Retour

Comment est né le court métrage

La Porte du Retour

Pendant le premier voyage au Bénin où j’ai commencé une collaboration avec l’artiste Lionel Yamadjako,j’ai visité Ouidah ville-mémoire de l’esclavage et de la traite transatlantique et berceau de la culture Vodun, Abomey ancienne capitale du royaume de Dahomey et Ganvié jolie cité lacustre située sur le lac Nokouè.
La deuxième fois j’ai eu l’occasion de voir l’exposition ‘Cotonou(S) histoire d’une ville “Sans histoire”‘ à la Fondation Zinsou de Cotonou et de retour en Italie, j’ai cherché d’autres informations ou textes sur Cotonou. Dans mes recherches j’ai trouvé l’album musical ‘COTONOU’ de Julien Jacob.

Pensant que Julien était un musicien béninois et attirée par la belle pochette d’album, je l’ai acheté.
J’ai beaucoup aimé la musique, la voix et les sons.
J’ai contacté l’artiste pour le complimenter et, lors de notre conversation, il m’a appris que le langage qu’il utilise dans ses pièces musicales est une nouvelle langue qu’il a créée. Sa langue imaginaire !

À partir de ce moment, j’ai aussi écouté les autres albums et j’ai été inspirée par certaines de ses chansons pour ma performance ‘la petite fille née après les jumeaux’.
Pendant quelques temps, je croyais parler à un artiste béninois jusqu’à ce que Julien me dise que je connaissais probablement mieux que lui son pays d’origine car il n’y était pas retourné depuis ses 4 ans, lorsque sa famille a déménagé en France.
Alors, il m’a parlé un peu de sa vie et m’a confié son rêve de faire, un jour, un film sur son retour au Bénin, à la recherche de ses racines. 

Ce rêve m’a beaucoup inspirée et m’a amenée à réfléchir à une future collaboration.
À cette époque, au Roma Europa Festival, ils ont lancé le thème du Retour. Des films et des courts métrages, liés avant tout au thème des migrants.
J’ai donc proposé à Julien de réaliser un petit court-métrage sur son histoire, en l’attachant à la Porte du Retour à Ouidah, qui n’est pas très connue.

Il a accepté mon idée folle. Il était à Paris à cette époque, je l’ai rejoint et nous avons travaillé un jour pour le tournage, évidemment pas professionnel.

Je pense que tout cela est très mis en valeur par sa pièce musicale qui donne l’idée du voyage perpétuel, où départ et arrivée alternent et se confondent.
Nous avons eu très peu de temps pour l’édition. La patience et les capacités de Siro ont fait le reste.

Je suis très heureuse de ce travail qui m’a fait découvrir un grand artiste, très africain dans sa vision artistique.

Sa musique et sa voix sont très évocatrices, souvent confirmées par les spectateurs de ma performance. Sa langue inconnue parle à l’inconscient et fait naître de belles émotions.

Ce qu’il y a de fort dans ce court-métrage, c’est qu’il est comme une carte géographique qui relie de nombreux pays à l’histoire de Julien et à sa connexion avec moi : Italie, France, Benin , Martinique, Guadeloupe………